Retour sur la formation conseillers presbytéraux

Six personnes d'Annonay ont participé à cette réunion. Merci à Géneviève Martel pour ce compte rendu et les photos

Dès 9h du matin régnait un air de fête dans le temple de Portes. Les 43 participants apportaient leur bonne humeur, leur curiosité et exprimaient leur joie de se retrouver.
Toutes les paroisses du consistoire étaient représentées. Bon nombre de participants en fin de mandat et ne se représentant pas étaient présents comme pour mettre un point final à leur ministère de conseiller et partager leurs expériences. Quant aux futurs conseillers ils représentaient un bon tiers de l’assemblée.
L’Atelier 1 était plus que nécessaire pour apprendre ou revoir la gouvernance de notre Église.
L’Atelier 2 étude du plus ancien texte du nouveau testament écrit par Paul : la lettre au Thessaloniciens. Un passage que l’on devrait relire au début de chaque conseil (dixit une participante émerveillée !)
Atelier 3 : L’après midi quatre groupes et beaucoup de discussions autour de quatre mots importants pour le travail d’un conseil presbytéral : solidarité, confiance, collégialité et discernement. La mise en commun de ce travail a permis à tous de partager et d’approfondir les réflexions de chaque groupe.
Et puis il y avait aussi les rencontres plus informelles pendant les pauses et le repas.
Si certaines personnes sont reparties avec beaucoup plus de questions qu’elles se posaient en arrivant, mais bien décidées à trouver les réponse, si d’autres ont réalisé que le ministère de conseiller est une charge lourde, toutes étaient satisfaites d’avoir pu partager leurs inquiétudes et leurs espérance avec les autres.

Collégialité

Écoute, partage, confiance.
Former un groupe qui partage autre chose que le conseil. Mieux se connaître :
– Pour une plus grande liberté d’échanges, savoir reformuler.
– Apprendre à laisser du temps aux prises de décisions.
– Éléments indispensables dans un CP : une personne qui sait conduire une réunion et un modérateur.
– Être impliqué ; être souder ; être en osmose.

« Co », c’est le Collègue, le Copain
Dans la COconstruction il y a une notion de temporalité.
Les questions doivent être réfléchies, décantées
Pour avoir du temps il faut des ordres du jours moins chargés.
Attention à la frustration de l’inaccompli !
Les Bureaux devraient pouvoir traiter les questions matérielle.

Confiance

Confiance et confié : on peut confier quand on est en confiance.
La confiance requière la sincérité, le respect, la fiabilité, la discrétion.
Il y a une dimension relationnelle dans la confiance.
Il faut avoir confiance en soi pour avoir confiance dans les autres.
Confiance et foi : « confiance » ne couvre pas la même réalité que « foi ».
La foi c’est plus que la confiance ; c’est la confiance totale.
La foi nous est donnée ; la foi a une dimension transcendantale.
La confiance c’est essentiellement humain.
La foi est supérieure et relève de l’Esprit. C’est une autre relation qui induit le mystère.
La confiance rejoint la solidarité. Il faut aussi la laisser s’exprimer.
. Pour une personne travaillant dans le secteur hospitalier ce mot n’a pas tout à fait la même connotation.

Discernement

Définition : capacité de l’esprit à juger clairement et sainement des choses. Discernement/démocratie : le discernement introduit une dimension verticale, le lien avec l’Esprit de Dieu que nous sollicitons pour éclairer nos choix. Cela implique de faire confiance à Dieu en premier, mais aussi à ses pairs au sein du CP.
Ainsi les conseillers ont vocation à exercer leur intelligence (c’est la dimension horizontale) en mettant leur confiance en Dieu (dimension verticale).
Ils peuvent alors discerner, c’est-à-dire « voir au-delà » des choses, de la personne.
Néanmoins, il a été rappelé que le discernement est possible quand le choix est possible.
Beaucoup de paroisses ne peuvent se payer le luxe de discerner des conseillers presbytéraux faute de personnes pressenties.
En effet, quand les besoins sont urgents on peut être imprudent.
Que faire lorsque nous n’arrivons pas à discerner ? Prier ; prendre du recule. … et puis, qui ne risque rien n’a rien. Discerner, c’est aussi accepter l’aventure. C’est un parie sur l’avenir.

Solidarité

La solidarité c’est la dépendance réciproque des uns aux autres. Nous avons une obligation morale d’assistance mutuelle.
Lorsqu’une décision est prise, elle doit être appliquée par tous et soutenue. Pour parvenir à un accord, il faut parfois prendre du temps, parfois reporter la prise de décision.
La solidarité c’est compliqué, il faut beaucoup de temps pour les débats, les réflexions. Souvent les conseillers souffrent quand ils ne parviennent pas à approfondir les sujets.
La solidarité passe par le respect et l’écoute de la parole de l’autre.
Nous devons aussi être solidaire au sein de la paroisse.
On peut être solidaire sans être dépendant ?
Ce mot « dépendance » a suscité une grave et grande discussion. Pour une personne travaillant dans le secteur hospitalier ce mot n’a pas tout à fait la même connotation.

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