Trois voix, une seule foi : retour sur la conférence œcuménique d’Annonay.

Dialogue au sommet à Annonay : quand catholiques, protestants et évangéliques partagent le pain.

Les églises chrétiennes du bassin d’Annonay et de Bourg-Argental proposaient une : « Table ronde à trois voix : comprendre L’Eucharistie, La Cène, Le Repas du Seigneur » sous la forme d’une conférence œcuménique de Carême le jeudi 12 mars 2026 à l’Amphithéâtre Henry Hassan au Lycée Saint-Denis d’Annonay.

Trois ministres des cultes représentant les confessions chrétiennes présentes au sein du bassin d’Annonay et de Bourg-Argental animaient la soirée. L’Eglise catholique était représentée par le Père Michel Barthe-Dejean, prêtre jésuite en résidence à Lalouvesc, le Pasteur Rabbi Ikola parlait au nom de l’Eglise Protestante Unie de France et le Pasteur Jacques Peterschmitt pour l’Eglise Evangélique Libre.

Après l’introduction de la soirée par Chantal Moulin du groupe œcuménique local, organisateur de l’évènement, chacun était invité à exposer sa réponse. En effet des termes différents : Eucharistie, Cène, Repas du Seigneur ont pour origine un même évènement : le dernier repas de Jésus-Christ et tous ont rappelé qu’il n’y a qu’un seul baptême et qu’une seule Foi.

Le Père Barthe-Dejean a été inspiré par la fresque « Fractio Panis » des Catacombes de Priscille à Rome dégagée en 1893. C’est une représentation de la « Fraction du pain », terme originel désignant « l’Eucharistie », mettant en lumière les pratiques liturgiques des premiers chrétiens. Il a appuyé ses propos en citant des versets bibliques notamment des Actes des apôtres, soulignant le geste fraternel, l’ouverture à tous…

Le pasteur Ikola a développé ses propos autour des réformateurs Martin Luther (1483 – 1546), Ulrich Zwingli (1484 – 1531) et Jean Calvin (1509 – 1564). Il a précisé qu’il y avait des différences d’interprétation entre eux. « La Cène » a pour les protestants trois approches : sacramentelle, liée à la Bible et symbolique. Elle n’est pas célébrée tous les dimanches.

Le pasteur Peterschmitt a démarré son intervention par une description concrète comment était vécu à Annonay « Le repas du Seigneur ». Il a lieu les 1er, 3eme et 5eme dimanche de chaque mois au cours du culte dominical avec la présence de petits morceaux de pain coupés à partir d’une miche fournie par un boulanger local et de jus de raisin pour permettre aux fidèles ne pouvant boire de l’alcool de communier. De petits verres sont utilisés. Dans ses propos Jacques Peterschmitt a précisé que c’était le Seigneur qui invitait. C’est un rituel du souvenir, socle commun des évangéliques. En se référant à l’Evangile de Jean, il a rappelé que c’était un repas pour former la communauté comme corps du Christ.

Chaque ministre des cultes présents a souligné ce point commun : pour qu’il y ait « Fraction du pain », il est nécessaire qu’il y ait une communauté de chrétiens et qu’elle s’appuie sur les textes bibliques : « la Parole ».

Après un échange entre intervenants et auditeurs, l’assemblée a été invitée à prier ensemble en reprenant la prière chrétienne commune à tous : « Notre-Père ».

Merci à M. Samuel Pasquion pour l’article.

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